Dalida la Star !
Dalida, Star incontournable magnifiée par une carrière exceptionnelle, mais aussi femme fragile, timide, touchante, qui à travers ses refrains cousus à fleur de peau, construit et déconstruit le puzzle de sa vie.
Dalida, entrée dans la légende, un peu comme elle savait si bien entrée en scène: à la fois royale, touchante et digne sous un tonnerre d'applaudissements.
Debout et en plein soleil, m’a donné de chair et de sang face aux feux croisés des projecteurs, c'est ainsi qu'elle choisit également de vivre sa vie. Sans rien cacher de ses fêlures, partageant tout avec son vaste public.
Son parcours est exemplaire à plus d'un titre. de ses débuts sous la houlette de Lucien Morisse, Eddie Barclay et Bruno Cocatrix, à ses années lumière aux côtés de son frère orlando, Dalida traverse et transcende son destin jusqu'à en faire un mythe.
Mais même les Déesses ont du vague à l'âme.
Dalida n'échappe pas à la règle. Un jour, elle baisse les bras et tire les rideaux. Irrémédiablement, la légende qui se nourrit de destins tragiques et exceptionnels, est déjà en marche.
Onze ans, 120 000 000 de disques et 1000 chansons plus tard, Dalida est plus présente que jamais.
C'est dans le quartier de Choubrah du Caire, en Égypte, que naît Yolanda, fille d'immigrés italiens du début du siècle, second enfant de la famille Gigliotti, après son aîné Orlando, et avant son cadet Bruno.
C'est dans le quartier de Choubrah du Caire, en Égypte, que naît Yolanda, fille d'immigrés italiens du début du siècle, second enfant de la famille Gigliotti, après son aîné Orlando, et avant son cadet Bruno.
Pietro, le père de famille, est violoniste à l'Opéra pendant que Giuseppina, la mère, s'occupe des enfants. Yolanda manifeste un goût pour l'art. On l'apprécie dans les représentations théâtrales du collège, mais c'est surtout son physique qui attire, et ce malgré de graves problèmes de yeux qui l'obligent à porter longtemps des lunettes qu'elle finira par jeter par la fenêtre...
Le succès de Dalida se propage dans toute l'Europe et même au-delà. Elle part en tournée en Italie, pays de ses origines, et dans de nombreux autres pays, dont l'Égypte, où elle est accueillie comme une reine.
En France, elle remplit les plus grandes salles et ses disques s'arrachent. Côté cœur, après avoir enfin divorcé, Lucien Morisse épouse Dalida le 8 avril 1961. Tout semble aller pour le mieux pour la jeune femme de 28 ans. Mais le mariage cache mal une relation usée par les années et le métier.
Profitant de ses tournées à l'étranger et de ses nombreuses rencontres, Dalida s'éloigne peu à peu de son mari. Elle reprend sa liberté.
C'est en 1962, après le succès de Petit Gonzales, qu'elle s'achète une maison à Paris, sur les hauteurs de Montmartre, une maison qu'elle aimera et habitera jusqu'à sa mort. Cette maison lui offre aussi la liberté totale puisque au même moment, elle divorce de Morisse. Les succès discographiques s'enchaînent, mais Dalida est seule et rêve de l'homme idéal.
Son retour prouve qu'elle reste malgré tout une star immense. Personne ne l'oublie et ses albums sont des records de ventes. Mais en cette année 1983, Richard Chanfray se suicide. L'édifice fragile s'effondre définitivement. Dalida est à bout, malgré l'acharnement avec lequel elle se jette dans le travail.
Elle tourne au cinéma "Le Sixième jour" de Youssef Chahine et remporte un énorme succès, mais rien ne ramène la joie en son coeur. Tous les hommes qu'elle a aimés ont disparu tragiquement.
Ce en est trop pour cette femme fragile et tendre. Elle décide de mettre fin à ses jours et est retrouvée morte le 3 mai 1987 dans sa maison parisienne. Le public garde d'elle l'image d'une femme fragile et forte à la fois, au talent multiple et immense. Une star que la mort a figée dans le temps et dans l'histoire.

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